Sélectionner une page

Édito de février de Valentin Manent, Délégué Départemental Adjoint du Loiret.

Lancé officiellement pour faire face à la crise des gilets jaunes, le Grand débat national ressemble bien plus à une campagne électorale qu’à un véritable moment de démocratie.

Un Président sur la route, des Ministres dans des émissions de divertissements, une grande mascarade orchestrée pour discrètement débuter la campagne des élections Européennes aux frais du contribuable.

Suite au premier épisode du Grand débat, le député LREM du Rhône, Bruno Bonnel affirmait : « ça me rappelle la campagne, ça me rappelle l’énergie qu’il apportait aux troupes sur le terrain lors de ses discours »… sans commentaire.

Outre la faible participation des véritables gilets jaunes qui n’ont pas réel engouement pour la formule proposée par le gouvernement, on peut déplorer la très sélective liste des invités aux « débats » avec le Président de la République. De faux Gaulois réfractaires aux questions prémâchées pour permettre au candidat Macron, pardon au Président Macron, un one-man-show de plus en plus interminable chaque semaine.

Le One-Macron-Show – sept heures d’ennui garanti – bientôt près de chez vous – l’organisation se réserve le droit d’entrée.

Pendant de longues journées, Emmanuel Macron explique qu’il faut s’adapter, que les campagnes devraient accepter leur isolement, que les revenus sont condamnés à régresser, que l’humain doit être plus flexible, que la bien-pensance a toujours raison, que le mondialisme c’est le bien, que ceux qui sont contre sa vision de l’Union Européenne technocratique contrôlée par l’Allemagne sont des méchants. Bref exactement l’inverse de ce que réclame le peuple Français depuis plusieurs mois.

Les véritables solutions de sortie de crise sont pourtant simples :

Mise en place de la proportionnelle intégrale assortie d’une prime majoritaire pour que tous les Français se sentent représentés à l’Assemblée Nationale ;

Instauration du référendum d’initiative populaire ;

Augmentation de 200 euros des petits salaires, financée par l’arrêt de l’AME ;

Retour de nos frontières nationales et mise en place du protectionnisme économique ;

Arrêt du financement des ONG complices de la mafia des passeurs, véritables pompes aspirantes de clandestins ;

Stopper net l’immigration de masse.

Veut-on sauver la France ou veut-on seulement la réduire ? Voilà la question qu’il tient lieu de se poser pour les prochaines échéances à venir.