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Édito de juillet de Valentin Manent, Délégué Départemental Adjoint du Loiret.

Cette nouvelle mandature européenne commence déjà très bien dans le piétinement de la démocratie.

Alors que les partis de centre-droit et de droite-souverainiste ont majoritairement remporté les différents scrutins nationaux des élections européennes, c’est aujourd’hui la gauche qui prend le contrôle du Parlement européen.

Secrètement choisi par Merkel et Macron, le socialiste italien David Sassoli est devenu mercredi 03 juillet le nouveau Président du Parlement européen suite à un vote bidon du nouvel hémicycle. Les groupes Renew Europe (LREM) et PPE (LR), n’ont même pas pris la peine de présenter un candidat. Les Français pensaient voter Bellamy et Loiseau, en réalité ils votaient Glucksmann.

Jamais à une trahison près, les différents groupes se sont répartis les 14 postes de vice-président du Parlement par des petits arrangements pour en exclure le groupe du Rassemblement National, Identité et Démocratie. En application des règles constantes du Parlement européen, avec

actuellement 73 députés, le groupe Identité et Démocratie devait légitimement se voir attribuer 2 vice- présidences. Deux postes répartis entre le PPE (LR) et le S&D (PS), pour la démocratie on repassera.

Parallèlement, les dirigeants des pays de l’Union Européenne se sont répartis en secret et toujours entre amis, les positions les plus importantes. Ursula Von der Leyen, proche de Merkel et favorable aux « États-Unis-d’Europe », pour la Commission Européenne et Christine Lagarde pour la Banque Centrale Européenne (BCE).

Et pour être certain que rien ne change dans les plans des eurogagas, le socialiste Frans Timmermans garde son poste de vice-président de la commission européenne, et Manfred Weber est déjà annoncé comme prochain Président du Parlement européen pour la deuxième partie du mandat.

Totalement à bout de souffle, le système européen actuel préfère bafouer les résultats de millions d’électeurs, s’arranger entre amis et rester aux mains des technocrates fédéralistes et libre-échangistes, loin, très loin des revendications des peuples.