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Édito de septembre de Valentin Manent, Délégué Départemental Adjoint du Loiret.

Il faut reconnaitre à la présidence Macron, une certaine régularité, une régularité dans le « en même temps ».

À la manière des super- producteurs de séries Américaines, le gouvernement sait également tenir en haleine son audimat. À chaque épisode, sa polémique, son mépris, son incompétence et son scandale.

En matière de scandale, cet été a eu le droit à un nouveau rebondissement grasse au succulent De Rugy, enfin ce sont ses assiettes qui étaient vraisemblablement succulentes. Faut-il réellement rappeler que pendant qu’il était demandé, en pleine crise des Gilets jaunes, aux Français de se serrer la ceinture, François de Rugy lui, dépensait et recevait avec faste et grandeur aux frais de l’Etat et donc du contribuable. Mais comme ce n’est qu’un petit détail, une simple démission de son poste de Ministre de la transition écologique et solidaire pour redevenir « simple » Député, suffit à passer l’éponge.

Le meilleur « et en même temps » de cette période estivale, reste quand même le mardi 23 juillet. Le matin, la sacro-sainte Greta Thunberg, divinité vivante de la bien-pensance écolo- communiste était reçu à l’Assemblée nationale pour donner la leçon aux Députés français, mais il semblerait que les Députés en question n’aient pas bien écouté madame le professeur. Moins de deux heures après la venue de la militante suédoise de 16 ans, ceux-ci ont voté le « Comprehensive Economic and Trade Agreement », mieux connu sous le signe CETA.

Le CETA est un accord commercial de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne.

Comme tout accord de libre- échange, le CETA, c’est l’importation de produits dangereux, la destruction de nos petites entreprises et commerces au détriment des grands groupes, et surtout plus de pollution.

Les Députés du Rassemblement Nationale qui n’ont pas souhaités assister au sermon de Greta Thunberg, ont par contre voté contre le CETA, car comme 44% des Français, les Députés RN souhaitent davantage de protectionnisme.

La palme de l’incompétence pourrait revenir à Bercy. Pour justifier de pitoyables résultats, le ministère de l’économie et des finances, a expliqué que la très faible croissance de 0,2% au deuxième trimestre était dû au réchauffement climatique.

 

Mais ce serait sans compter sur les grands discours du Président de la République Française, Emmanuel Macron. Durant le G7 de Biarritz, en grand moraliste, M. Macron a tenu à prendre position contre « son adversaire » Jair Bolsonaro, Président de la République Fédérative du Brésil, qui serait selon lui, le responsable, l’unique responsable de la destruction de l’Amazonie et lui a reproché de ne rien faire contre les incendies.

Ces attaques et ce positionnement du Président Français sont assez étonnant alors que parrallèlement, il attribue 360 000 hectares de forêt aux multinationales minières en Guyane, en Amazonie française. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Après un tel Été, on est en droit de se demander où est l’ambition, quelle est l’audace, ou sont les grands projets ? Le gouvernement va-t-il enfin s’occuper de la relance de la croissance, de la réelle baisse du chômage, de l’immigration et de la sécurité des français ?